Non retenu suite à un entretien ? 5 raisons qui l’expliquent

Écrit par :  Anaïs Photo de profil  Anaïs Flouquet Temps de lecture  Temps de lecture : 8 minutes

Un jeune diplômé ? À la recherche d’une nouvelle aventure professionnelle ? Ou simplement un étudiant en quête de stage ? Les emails de refus devaient certes être ta déception quasi-quotidienne avant de décrocher finalement LE poste tant attendu.

Les lettres de rejet pour un poste ou simplement une absence de réponse sont des choses fréquentes dans la vie des candidats en recherche d’un emploi, d’une alternance ou d’un stage. D’après une étude réalisée par JobiJoba, le fameux moteur de recherche d’emploi, 47% des enquêtés déclarent ne pas avoir eu de retour du recruteur après un entretien.

Presque la moitié ! Ne désespère donc pas ! Mais il faut tout de même agir.

Cet article t’ouvre les yeux sur les raisons pour lesquelles tu as été refusé. Avant de commencer, il est important de noter que ces causes sont totalement objectives et ne prennent pas en compte ta personnalité ou ton physique. Au contraire, ce que nous allons traiter dans cet article, ce sont les raisons purement tactiques. 

Pour avoir plus d’informations sur comment augmenter ta confiance en toi avant les entretiens, consulte notre article : La confiance en soi : la clé de réussite d’un entretien.

Allez, on commence !

1) Tu n’as pas su prouver tes hard skills

Les hard skills ou les compétences techniques sont essentielles pour commencer : si on va te recruter, c’est d’abord pour ce que tu sais faire : les langues étrangères, les aptitudes techniques, la maîtrise de logiciels ou de langages de programmation, etc… La liste varie généralement selon les métiers, le domaine d’activité de l’entreprise, et l’annonce d’emploi à laquelle tu as postulé et qui devrait mentionner les compétences techniques requises de façon claire.

 

Si les soft skills sont prouvées par un échange avec le candidat, les hard skills sont prouvées par la pratique et les exemples concrets. 

 

Prenons un exemple : si tu as des compétences informatiques sur un logiciel comme Photoshop, ou InDesign, il faut préparer des exemples et les montrer lors de ton entretien pour soutenir tes propos, ou bien les envoyer en avance dans ton email d’accompagnement : un lien vers tes travaux (un portfolio) est très apprécié et donne un grand plus à ta candidature.

 

Explique et montre comment tu as mis en pratique cette compétence, c’est ça qui fait la différence entre deux candidats.

Enfin, ose parler et défendre tes compétences ! Parler avec passion de tes projets et réalisations montre à quel point tu es passionné par ton domaine et reflète ta motivation.

2) Tu n’as pas su prouver tes soft skills : “communication is the key”

D’après une étude de Monster réalisée en 2018, 97% des entreprises estiment que l’évaluation des soft skills a sa place lors d’un entretien d’embauche.

Pour 44% d’entre elles, les compétences comportementales sont un critère de recrutement et pour 52% des entreprises, les soft skills viennent en complément des compétences techniques. 

 

Les soft skills sont associées à l’intelligence relationnelle, les capacités de communication, et les aptitudes interpersonnelles, et leur importance comme critère de choix lors des recrutements ne fait qu’augmenter.

 

Mais, comment se passe l’évaluation des Soft Skills?

 

Lors d’un entretien en entreprise, le recruteur commence généralement par la relecture de ton CV, pour se rappeler de ton profil et des raisons de ta sélection pour passer l’entretien d’embauche. Puis il va te demander de te présenter. Dans cette phase, et tout au long de l’entretien, il va implicitement évaluer tes qualités en termes de communication verbale et non verbale, capacité de persuasion, etc…


Il peut aussi te poser directement des questions sur les soft skills que tu as mentionnées dans ton CV. Dans ce cas, tu dois essayer d’associer ces qualités avec des actions concrètes. Quand tu dis que tu es “organisé et rigoureux” par exemple, il faut le consolider avec des exemples de ta bonne organisation, des situations où tu as fait preuve de rigueur “positive” au travail ou dans la vie de tous les jours. Essaye de préparer ces exemples d’avance.

Ne fais pas une longue liste de « Soft skills » dans ton CV surtout si c’est ton premier emploi ou que tu es à la recherche d’une alternance ou d’un stage. Cela paraîtra « surfait » et donnera parfois l’effet contraire. J’ai rencontré des jeunes « Kongs » d’à peine 20 ans qui se présentaient comme les maîtres du Leadership, de la gestion des conflits… Doucement Please… Cela viendra. Contente-toi d’avoir une bonne communication, d’être organisé, ouvert d’esprit et discipliné. Cela suffira largement pour commencer.

 

Voici quelques exemples de soft skills recherchées chez les recruteurs indépendamment de la spécialité :

 

– La gestion des priorités

– La gestion du stress

– La pensée critique

– La créativité (encore et toujours)

– La prise de parole en public

3) Ton attitude pendant l’entretien n’a pas convaincu

Ben oui. C’est aussi simple que ça ! tu n’étais pas dans ton meilleur jour disons. Mais peut-être aussi que tu as manqué de préparation.

Sache que 46% des DRH et Responsables RH se forgent leur opinion sur le candidat lors des 5 premières minutes de l’entretien. C’est une raison suffisante pour te préparer comme il se doit à chaque entretien.

 

Pour cela, essaye d’appliquer ces conseils :

 

#1 : Choisis une tenue adéquate pour le travail auquel tu postules, la plupart du temps, mieux vaut privilégier une tenue sobre, classique (pas de vêtements courts ou à couleurs flashy).

 

#2 : Éteint ton portable ou mets-le en mode silencieux.

 

#3 : Regarde ton interlocuteur dans les yeux quand vous parlez ou quand lui il parle, mais pas trop longtemps car cela deviendrait gênant pour lui. Si tu as affaire à plusieurs recruteurs, prends soin de balayer l’auditoire du regard quand tu parles.

 

#4 : Tiens-toi droit : ne sois pas avachi sur la chaise, cela t’aide à être confiant et à communiquer une image positive.

 

#5 : Sois souriant. Le sourire a un effet magique !

 

#6 : Prends des notes afin de montrer au recruteur qu’il ne parle pas dans le vent.

 

#7 : Adopte un ton enthousiaste et sois concentré et à l’écoute du recruteur. 

 

Si tu appliques ces conseils, tu donneras forcément une bonne impression lors du prochain entretien.

4) Tu ne t’es pas assez renseigné sur l’entreprise

  • La plupart des recruteurs te poseront la question : “Que savez-vous sur notre entreprise ?” : c’est un moyen de voir si tu as fait l’effort de te renseigner sur ta potentielle future entreprise.

 

Pour y répondre il y a certaines informations à connaître tels que :

 

  • L’activité et le secteur de l’entreprise
  • Ses principaux concurrents

  • Les valeurs de l’entreprise (politique de RSE…)

  • Ses dernières actualités

 

La plupart du temps, ces infos se trouvent sur le site de l’entreprise et sur ses profils et comptes des réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn ou encore Instagram). Alors n’oublies pas d’y jeter un œil car c’est généralement là que se trouve l’actualité, et les actions récentes qui mobilisent l’entreprise en ce moment. C’est d’ailleurs fort possible que ça soit dans ce cadre que tu sois convoqué en tant que candidat.

 

Je me rappelle une fois d’une cliente que j’ai coachée. Elle m’a raconté qu’elle avait passé un entretien où le recruteur (qui était en même temps le fondateur de l’entreprise) lui a demandé si elle s’était renseignée sur leurs actualités présentes sur les réseaux sociaux. Sa réponse était non.

« Je pense encore aujourd’hui que c’était ça l’erreur qui m’a coûté cher pour cet entretien. » m’a-t-elle dit.

 

Maintenant, elle le sait, et elle agit en conséquence ! Ne faites pas son erreur.

5) Ton projet professionnel ne correspond pas au métier que tu vises

Pour finir, soyons clairs : il faut qu’il y ait une cohérence entre tes capacités, expériences et connaissances dans un domaine et le métier pour lequel tu postules. Sinon, ça ne marchera pas !

 

Prenons un exemple : si tu as des expériences/compétences en banque d’investissement et que tu postules pour un poste en comptabilité, le recruteur ne va pas comprendre ta vision, à moins que tu la lui expliques de façon claire, et surtout convaincante.

 

Aussi, si tu vises plusieurs disciplines et que ton CV est aussi riche que panaché, il ne sera pas « efficace ». Pense à créer un CV par métier, pour éviter de te perdre et pour adapter chaque compétence à un métier défini. Un article t’explique comment créer un CV gagnant. 

 

Définis bien le périmètre de ton projet professionnel. Il ne faut pas postuler partout et n’importe comment juste pour obtenir un job. Pour chaque opportunité, étudie bien tes aspirations et ne postule que si tu es vraiment motivé et que tu te vois dans ce job dans 3, 5 ou même 10 ans.

C’est avec un état d’esprit de gagnant, une vision claire et une motivation sans faille que tu dois te présenter à l’entretien pour le réussir. Penses-y !

 

Dernier conseil de Pro

 

Pour finir, un dernier conseil : ne pas avoir peur ou se sentir gêné à l’issu d’un email de refus de la part du recruteur. Il ne faut pas se vexer ou se sentir contrarié. Sois proactif : envoie-lui un email poli pour lui demander les raisons de son refus. Son feedback t’aidera à améliorer les entretiens suivants et te permettra de faire un point sur ce qui a été bon, et moins bon lors de ton entretien.

King Pact aide les membres de sa communauté dans leurs périples professionnels avec des conseils clairs et précis. Transforme le refus en une motivation cher diplômé et stagiaire. Veille à l’amélioration continue de tes savoir-faire, et tes savoir-être lors d’un entretien et ça viendra. Très bientôt tu seras un King !

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